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Marie Jacquot

Chef d'orchestre

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Kölner Stadt-Anzeiger, 21 septembre 1926

« Sous sa direction, les musiciens ont su trouver et saisir avec une précision remarquable l’aura magique et immatérielle de la musique. L’ancrage progressif qui a suivi, à mesure que s’ajoutaient des couches instrumentales plus profondes, ainsi que le regain de légèreté à la fin, ont formé un tour de force dramaturgique envoûtant. […] Après cet extrait de *Lohengrin*, on peut dire qu’elle possède non seulement une affinité pour la musique, mais aussi une compréhension profonde de la manière d’y accéder. […] Cela ne signifie en aucun cas le son gras, grandiloquent et « grand écran » de quelqu’un qui méconnaîtrait la musique de cette époque, mais plutôt une clarté épurée qui révèle les profondeurs de la partition — et un sens exquis de ses nuances atmosphériques spécifiques. Le rythme de Jacquot provient entièrement du corps et est aussi précis qu’il est exempt de routine schématique. […] Rien de tout cela n’est obtenu par un geste de puissance, mais plutôt par une attitude qui façonne, modifie et intensifie ce que l’orchestre lui-même fait naître. » (Markus Schwering, Kölner Stadt-Anzeiger, 21 septembre 2026)

Die ZEIT, 10 septembre 2026

« Au programme de la Philharmonie de Cologne figurait la Septième Symphonie en mi majeur de Bruckner — avec l’un de ces vastes passages d’Adagio pour lesquels un chef d’orchestre doit faire preuve non seulement d’autorité et de maîtrise, mais aussi d’une volonté de s’abandonner à une perception très particulière du temps musical. Bruckner, c’est la patience transformée en son. Avant cela, à la grande surprise de tous, a été interprété le Concerto pour orgue en fa majeur de Haendel. Jacquot et l’Orchestre de la WDR ont brillamment maîtrisé ces deux œuvres : l’horizon toujours à l’esprit, tout en gardant fermement en vue le temps suivant. […] Le Bruckner de Jacquot à Cologne n’a pas débuté comme une courbe fiévreuse scintillant au-dessus de la fameuse brume primordiale, mais comme une poésie profondément consciente. Jacquot a laissé l’orchestre raconter l’histoire de la musique, ce qui a donné lieu à une interprétation tout à fait logique et sans forcer. Quant à Haendel, il s’agissait d’une tentative exceptionnellement aérienne et vivante de jouer une musique historiquement informée sur des instruments modernes — une approche exemplaire. » (Wolfram Goertz, Die ZEIT, 10/09/26)

FAZ, 8.9.26

« Elle s’est souvent produite en tant qu’invitée avec les Staatskapellen de Berlin et de Dresde, ainsi qu’avec les orchestres des radios bavaroise, hessoise et ouest-allemande. On découvrait alors une cheffe d’orchestre à la présence discrète, dont les gestes étaient sobres et totalement dépourvus de vanité. Richard Strauss (l’un de ses compositeurs préférés), partisan de la direction à une seule main, aurait sans doute apprécié son approche. Marie Jacquot maintient la musique dans un flux constant, toujours en suspension et plein d’élan ; elle ne devient jamais lourde ni collante, pas même dans les symphonies d’Anton Bruckner (un autre de ses compositeurs préférés), qu’elle dirige avec un sens de la sonorité riche, mais aussi avec un sentiment de liberté et de respiration — les yeux pétillants, un sourire aux lèvres (rappelant Claudio Abbado et Carlos Kleiber à cet égard). Sous la baguette de Marie Jacquot, ses musiciens peuvent eux aussi respirer : aussi autoritaire que puisse être sa mesure, il n’y a jamais rien de dogmatique ni de rigide dans son jeu. » (Clemens Haustein, FAZ, 8 septembre 2026)

Gramophone, septembre 2026

« Dépourvue de rhétorique, axée sur la mélodie, jouée comme d’un seul souffle, avec une sorte de lumière intérieure qui écarte toute trace de grandiloquence. […] Il s’agit là d’une interprétation de ce qui est sans doute la symphonie la plus audacieuse de Bruckner, qui reste longtemps gravée dans les esprits. »
(Gramophone, Andrew Mellor, septembre 2026)

The Guardian, 12 octobre 2025

« C’est la jeune chef d’orchestre française Marie Jacquot qui a su maintenir l’ensemble grâce à un sens du rythme tout à fait musical et d’une grande assurance. Elle a su tirer de l’orchestre une interprétation d’un style exceptionnel. […] Retenez bien le nom de Marie Jacquot : ces débuts au Royal Opera laissent présager que nous en aurons besoin. »
(Flora Willson, The Guardian, 12 octobre 2025)

Mundo Clásico, 17/11/25

« Marie Jacquot a abordé cette musique non pas sous l’angle du pathos, mais sous celui de la structure ; non pas sous l’angle de la monumentalité sacrée, mais sous celui d’une mise en forme subtile. Son interprétation évitait toute impression de lourdeur, tout en restant imprégnée d’une profondeur profonde et sublime. » (Mundo Clásico, Juan-Carlos Tellechea, 17/11/25)

Dresdner Morgenpost, 2 février 2026

« À la tête de la Staatskapelle, Marie Jacquot fait preuve d’une compréhension exceptionnelle du caractère et de l’architecture de l’œuvre. Ce qui émerge de la fosse d’orchestre est empreint de sensibilité plutôt que de sentimentalisme, émouvant plutôt que mélodramatique, et, surtout, résolument moderne. Il est difficile d’imaginer un opéra plus captivant et plus saisissant. » (Dresdner Morgenpost, Guido Glaner, 2 février 2026)

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